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Début des Enfants d'Ellinao

Voilà, voilà, j'ai enfin recommencé à écrire les Enfants d'Ellinao (pour ceux qui suivent mon LJ depuis le début de janvier auront certainement remarqués les fiches de personnages que j'ai posté à plusieurs reprises. Voilà enfin un avant-gout de l'histoire qu'elles représentent !)

L'histoire, elle, parle de quatre enfants qui sont reliés par une prophétie, d'un monde parallèle à la terre, qui s'appelle Ellinao, qui est très... différents de ce que les enfants auront connus sur Terre. Et de leur arrivée dans ce monde, jusqu'à la réalisation de la prophétie...
(Les pitchs ne sont pas vraiment mon fort... En gros c'est une aventure dans un monde parallèle en guerre civile, un monde où la magie existe, et les problèmes viennent immanquablement de la famille...)



Les Enfants d'Ellinao, premier tome : Royaumes
Première partie : Lilliane
Chapitre premier Havre


Lilliane regarde l’horloge au mur, avant de replonger dans ses devoirs. L’histoire-géographie n’est pas sa matière préférée, mais étudier la mythologie égyptienne ne peut pas vraiment se qualifier de déplaisant. Elle relit encore une fois son cours, pour se préparer au devoir du lendemain. Les noms aux consonances étrangères dansent dans sa tête, ils se mélangent aux noms inventés par leur tutrice, Alice.

Ré, Anubis et Thot deviennent Raia, Thoustatit, Mira. Elle n’en a cure, Lilliane connait cette religion sur les bouts des doigts. Elle aime toutes les histoires, depuis aussi longtemps qu’elle se souvienne, et même si cela permet à son frère de la railler, elle s’en moque. Mira est le dieu du savoir, qui veille bénévolement sur les humains qui sont sous sa garde. Raia est la déesse qui préside tout, une sorte de grande déesse, qui aime la vie, et méprise les tueurs. Elle incarne la vengeance et le jugement divin. Quant à Thoustatit, le terrible, c’est lui qui récupère les corps sur le champ de bataille pour les emmener dans le territoire des morts. Il n’y a pas de seconde chance, il n’y a pas de jugement : il ne faut pas mourir trop vite.

Puis six heures arrive, Lilliane referme ses livres de cours de cours, et ses cahiers. Plus précis que l’horloge, son frère fait irruption dans le salon.

« Alors, tu viens enfin ? »

Matthieu se moque d’elle, il n’a pas besoin de réviser pour ses devoirs. Il n’a d’ailleurs pas les mêmes devoirs qu’elle, même s’il est son jumeau. Il ne va pas au collège du bourg voisin, il reçoit un enseignement particulier à domicile. Il est surdoué. Un mot qui sonne douloureusement dans la tête de Lilliane. Quels que soient ses efforts, elle ne sera jamais aussi intelligente que son frère.

Elle a appris à vivre avec, même si elle grimace toujours quand il se moque, sur sa lenteur à comprendre, sur le temps qu’elle passe à faire ses devoirs. Comme en ce moment.

Sans dire un mot, elle met ses livres dans le sac de cours, qui git, éventré, un peu plus loin. Elle ne veut pas se disputer avec son frère. Pas cette semaine. Elle s’est promis de ne répondre à aucune provocation. Dans une semaine, ils fêteront leurs onze ans.

Ensuite elle pose le sac contre la porte de sa chambre, et pars retrouver son frère. Il ne tient pas en place, même s’il ne dit rien. Elle remarque à ses yeux scruteurs qu’il s’interroge sur son manque de réponse. Soit, elle se réjouit de savoir enfin quelque chose qu’il ignore. Pour une fois, elle est plus intéressante que lui.

Tous les deux, comme leur rituel l’impose, sortent de la maison. Le silence plane entre eux, et les tressautements trahissent la nervosité de Matthieu. Elle prend alors la main de son frère pour l’entrainer sur le chemin, qui mène au portail d’entrée. Elle est légère, heureuse de lui avoir posé une colle. Elle sautille sur le chemin. Soudain Matthieu s’arrête, et retient le bras de sa sœur.

« Je sais, j’ai compris : tu es amoureuse. Les filles sont censées être très bizarre quand elles sont amoureuses. »

A l’écoute de ses mots, Lilliane ne peut pas s’en empêcher, et s’écroule de rire. Son frère reste imperturbable et garde son visage de professeur sérieux et continue son explication. Lilliane ne peut plus l’écouter, elle rit, rit, et ne prête aucune attention à ce qui les entourent. Elle s’arrête soudainement quand une main trop grande et trop chaude pour être celle de son frère secoue son épaule.

« Lilliane… calme toi. Respire… »

Elle panique un peu mais découvre que ce n’est que sa tutrice. C’est parfaitement normal. Ils étaient venus à sa rencontre, car le lundi, elle revient avec des nouvelles de leur mère. Toujours le lundi. Et depuis qu’ils avaient quatre ans, et découvert le lundi, ils avaient décidés de venir chercher au plus vite des nouvelles.

Finalement après quelques essais infructueux pour expliquer la raison de son hilarité, elle finit par reprendre conscience, rassurer Alice et lui expliquer la situation. Elle découvre son frère un peu plus loin, avec le mail de leur mère imprimé. Sur son visage se reflète une aussi grande concentration que quelques minutes auparavant.

Lilliane s’approche à pas de loup de lui, il  ne l’entend pas bouger, il n’a même pas remarqué qu’elle avait cessée de rire. Quand elle se trouve enfin derrière lui, elle saute sur lui, pour lui arracher ce qui lui cause visiblement du souci, c’est-à-dire le mail de leur mère.




Comme vous pouvez le constater, c'est au présent, ce qui représente un effort de ma part, mais je veux rendre cette histoire plus fluide. De même elle est destinée à mon avis à un public pré-adolescent (10-15 ans).

Je sais que déjà certains points posent soucis, notamment dans l'emploi de certains mots. Je travaille à gommer ces maladresses, mais j'ai un peu de mal.
N'hésitez vraiment pas à me dire ce que vous en pensez, tout avis est bon à prendre.